Le Devoir: Real Love, David Myles

October 28, 2017
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Par Sylvain Cormier, Le Devoir

Moi, j’étais sûr que ce Real Love tombait du ciel, album en forme de carte de visite intersidérale pour David Myles, envoyé en émissaire de son exoplanète pour propager la bonne nouvelle : dansez, gardez votre cool, et la Terre sera sauvée. Et puis j’apprends que le grand échalas à lunettes vit en Nouvelle-Écosse, qu’il mène une carrière folk-roots relativement confidentielle depuis 2003 et qu’il a dix autres disques au compteur. Mais peut-être s’agit-il d’un nouveau départ, vitaminé à la kryptonite. Le fait est que ça n’a rien de normal, ce crooner qui surjoue le crooner, sur des rythmes souvent frénétiques (beaucoup de jungle beat) et pas grand-chose d’autre. Minimalisme plus que rafraîchissant : Myles épate, ravit, emballe, nettoie l’oreille ! On pense à Elvis dans All Shook Up, à Gene Vincent dans Be Bop A-Lula. L’art de l’espace non rempli. Ça va jusqu’à Dreaming, où il y a la mélodie — bâââsses, les notes ! —, des choeurs, et c’est tout. Et c’est parfait. Wow !